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Les entrepreneurs considèrent la transmission de leur entreprise comme une étape clé de leur vie. Nous sommes à leur écoute et nous les conseillons dans leur recherche d’un successeur de confiance.

Vincent Muntz
Expert Van Breda Advisory

Vincent Muntz, expert Van Breda Advisory, nous confirme les étonnants résultats d’une enquête menée auprès de clients entrepreneurs de la Banque Van Breda. Depuis des années, il met ses connaissances et son expérience à profit pour accompagner les entrepreneurs dans la transmission de leur entreprise.

Vincent Muntz: ‘Les entrepreneurs considèrent la transmission de leur entreprise comme une étape clé de leur vie. À juste titre. Il s’agit d’une étape cruciale, synonyme de grands changements. Nous sommes à l’écoute de nos clients entrepreneurs désireux de céder leur entreprise et qui sont à la recherche d’un successeur de confiance. Pour pouvoir mener notre mission à bien, nous devons maintenir la connexion avec leur secteur. Elle nous permet d’avoir une vue sur les questions qu’ils se posent dans le cadre de la transmission, de comprendre leurs préoccupations et les défis auxquels ils se trouvent confrontés. C’est la raison pour laquelle nous avons réalisé cette enquête. Quatre grandes tendances se dégagent d’emblée des résultats de l’enquête.'

Il n’y a pas d’âge pour transmettre son entreprise.

Vincent Muntz : De nombreuses entreprises font actuellement l’objet d’une transmission. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Il y a tout d’abord le vieillissement de la population. Bon nombre d’entrepreneurs atteignent un âge auquel il est logique d’envisager une transmission. Ils ont travaillé dur pendant des années et souhaitent désormais récolter le fruit de leur labeur. Ils comptent donc sur la génération suivante pour poursuivre le travail de leur vie. 65 % des participants âgés de plus de 65 ans s’occupent activement de la transmission ou de la vente de leur entreprise. Ce pourcentage est tout à fait normal. Mais cela signifie également qu’un tiers des entrepreneurs situés dans cette tranche d’âge n’y pense pas encore. Il n’y a pas d’âge pour (continuer à) entreprendre !

Hormis ce groupe, une deuxième catégorie d’âge attire d’emblée mon attention. Il s’agit des entrepreneurs âgés de 36 à 45 ans. 26% d’entre eux s’occupent déjà activement de la transmission de leur entreprise. C’est assez étonnant. Mais il y a également une explication à ce phénomène.

Il s’agit souvent d’entrepreneurs motivés qui démarrent et développent leur entreprise. Ils apprécient cette phase de lancement. Mais dès que l’entreprise arrive à maturité, l’envie de redémarrer autre chose les démange. Il s’agit de serial entrepreneurs, de startuppers ou de scale uppers. Ils ne se voient pas eux-mêmes occuper le poste de manager ou de CEO. À un moment donné, ils revendent donc leur entreprise.

À côté de ce groupe, il y a également celui des jeunes entrepreneurs qui optent pour un owners buy out. Ils ont toujours la flamme, ils souhaitent poursuivre sur leur lancée, mais le fait que la totalité de leur patrimoine se trouve bloqué dans leur entreprise leur pose problème. De plus, il leur manque du know-how dans des domaines bien spécifiques. Ils ont dès lors du mal à développer leur entreprise. Ils la vendent donc à un investisseur, mais conservent une participation minoritaire. L’investisseur apporte non seulement des moyens financiers mais souvent également le know-how qui fait défaut à l’entrepreneur. L’entrepreneur dispose dès lors d’une marge de manœuvre plus importante pour construire un patrimoine à côté de l’entreprise.

Souvent, les entrepreneurs préfèrent opter pour une transmission externe plutôt que familiale.

Vincent Muntz : ‘93 % des entrepreneurs participants prévoient de transmettre leur entreprise à une partie externe et écartent délibérément la succession familiale. Ce résultat peut paraître surprenant à première vue. Mais il confirme selon moi une tendance positive. Les entrepreneurs sont moins attentifs à leurs propres souhaits et à ceux de leurs enfants; ils veulent plutôt prendre la bonne décision pour assurer la continuité de l’entreprise. Nous savons d’expérience que quand on réfléchit dans l’intérêt de l’entreprise, on trouve toujours une solution. La situation était différente il y a quelques années. À l’époque, il allait de soi que les enfants reprennent l’entreprise. C’était une évidence.

Aujourd’hui, les choses sont changé. Les parents souhaitent souvent épargner à leurs enfants le stress et la charge de travail qui va de pair avec l'entrepreneuriat. Ils savent mieux que quiconque à quel point l’entrepreneuriat peut peser sur la vie sociale et la vie de famille. Ils préfèrent donc ne pas opter pour une transmission familiale. Même lorsque les enfants sont eux-mêmes demandeurs et qu’ils se sentent prêts à reprendre les rênes de l’entreprise ! Ils freinent des quatre fers tant qu’ils le peuvent. Ils souhaitent préserver leurs enfants. D'où l'importance d’aborder sérieusement le sujet avec vos enfants. Faites-le si nécessaire avec l’appui d’un expert externe à la famille. En matière de transmission familiale ou de vente externe, l’essentiel, c’est de parvenir ensemble à un consensus’.

‘Il arrive souvent que les entrepreneurs n’aient aucune idée de la valeur de leur entreprise.’

Vincent Muntz : C’est une donnée frappante. Pour 55% des entrepreneurs participants, le principal défi associé à la transmission consiste à réaliser une évaluation correcte de leur entreprise. Qu’est-ce qui explique ce phénomène? Les entrepreneurs portent un regard trop personnel sur leur entreprise et ne se placent pas du point de vue de l’acheteur potentiel. Ils ne voient que leurs stocks, le nombre de clients, les bâtiments, l’argent en banque, etc. L’acheteur, quant à lui, veut avant tout assurer ses revenus futurs. Il peut se projeter cinq à sept ans dans l’avenir, mais pas plus loin. Il doit donc être en mesure de pouvoir rembourser l’emprunt sur cette même période. Il est bon que l’entrepreneur qui vend son entreprise sache se mettre un instant à la place de l’acheteur potentiel.

On pourrait comparer l’évaluation d’une entreprise à celle d’une maison. Si vous êtes propriétaire, vous pouvez évaluer vous-même le prix de votre maison en vous basant sur le prix d’achat initial, les rénovations et les améliorations effectuées depuis l’achat... Mais l’acheteur verra les choses différemment.

La valorisation est une première étape importante dans tout processus de vente. Et pourtant, à la fin de ce processus, on constate souvent que la valeur et le prix ne sont plus les facteurs de réussite les plus importants. 63% des entrepreneurs participants n’assimilent pas la réussite de leur transmission à l’obtention d’un prix. D’autres facteurs prennent le dessus. La garantie de l'emploi des salariés, par exemple. Ou le ‘feeling’ avec l'acheteur. Les aspects émotionnels gagnent en importance à mesure que le processus avance.

Les entrepreneurs ont besoin d’une caisse de résonance lors de la transmission de leur entreprise

Vincent Muntz : ‘Hier, j’avais un client en ligne qui était en plein processus de vente de son entreprise. Il m’avait appelé lui-même et était assez émotif. Il hésitait quant à la revente de son entreprise. Qu’est-ce qui explique ce phénomène? Il avait en effet eu une vision de son grand-père décédé (qui avait fondé l’entreprise) qui lui disait qu’il faisait le mauvais choix. Il avait besoin d’une confirmation, de quelqu’un qui lui assurait qu’une vente externe était la meilleure option pour l’entreprise. Après notre conversation, le client était rassuré. Il avait à nouveau les idées claires. Il avait besoin d’une caisse de résonance, de quelqu’un qui pouvait le rassurer à distance.

Pour 23% des entrepreneurs, la Banque Van Breda est la première caisse de résonance et le principal interlocuteur dans le cadre de la vente de leur entreprise. Au sein de la Banque, il s’agit de leur account manager ou d’un expert de Van Breda Advisory.

Cela confirme une fois de plus que nous parlons le langage des entrepreneurs et que notre expertise est franchement appréciée. Bien entendu, ils ont besoin de faire intervenir d’autres spécialistes dans leur processus de vente, comme un avocat, un expert-comptable ou un intermédiaire spécialisé. Ils sont complémentaires grâce à leur expertise spécifique. Nous leur servons de caisse de résonance et nous conservons une vue globale. Ensemble, nous faisons en sorte de réussir la transmission de l’entreprise. En fin de compte, il s’agit de notre aspiration commune.

Aude-Line Berrahou
Aude-Line Berrahou

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