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Lorsque vous cédez votre entreprise, ne cherchez pas à en retirer le maximum d’argent, veillez plutôt à ce qu’elle aboutisse dans de bonnes mains.

Stijn Peeters
  • Architecte et manager de plusieurs artistes
  • Gérant de la société De Architecten NV pendant de nombreuses années
  • Depuis 2012, manager de plusieurs artistes
  • Marié
  • 2 enfants (28 et 27 ans)
  • Client de la Banque van Breda depuis 2010

Ma mère a enseigné l’esthétique dans l’enseignement secondaire. Elle a appris à ses enfants à regarder. En ce qui me concerne, cela s’est traduit par une fascination pour les maisons. Très tôt, mon rêve était de devenir architecte.

Dès la fin de mes études d’architecture, j’ai ouvert un bureau d’architectes indépendant. Je n’avais pas vraiment établi un plan d’affaires, mais le bureau s’est développé assez vite. Je faisais ce que j’aimais. Et longtemps, le sentiment d’avoir trouvé le métier de ma vie a prévalu.

Finalement, l’année 2000 a été une année charnière. Nous avons remporté un grand concours concernant un projet urbanistique dans le centre d’Anvers. Depuis lors, nous nous sommes exclusivement concentrés sur des projets d’envergure. Et subitement, nous nous sommes retrouvés avec 20 collaborateurs au bureau.

La grande décision

Et puis il s’est passé un truc bizarre. Les contacts avec mes clients se sont raréfiés à cause de l’envergure de nos projets. Ça a commencé à me manquer. Par ailleurs, j’avais le sentiment de devenir plus un gestionnaire qu’un architecte. Tout est devenu trop grand. L'amour du métier est resté, mais il me semblait que je m'y sentais de moins en moins à l'aise.

Vers l’âge de 47 ans, j’ai franchi le pas. J’ai rencontré deux architectes chevronnés qui souhaitaient reprendre mon bureau. Et en 2012, j’ai définitivement mis un point final à ma carrière d’architecte.

Restez fidèle à vous-même lorsque vous cédez votre entreprise. Assurez-vous que cela vous convienne. Après tout, c’est un peu de votre âme que vous vendez.

Stijn Peeters
Architecte

L'équilibre parfait

Au début, mon intention était de ne plus trop m’impliquer après la cession du bureau. Mais au bout de trois semaines, mon statut de 'pensionné’ me pesait déjà. A l’époque, je donnais déjà un coup de main à mon frère Bart et j’ai commencé à me consacrer à d’autres artistes. La liste a commencé à s’allonger rapidement : Evi Hanssen, Siska Schoeters, An Lemmens, Laura Tesoro, Natalia, Bent Van Looy et Bart. Ce sont les personnes avec lesquelles je travaille très étroitement à l’heure actuelle en tant que manager. Avec mes deux collaboratrices fixes, Tanja et Kathleen, nous sommes à leur disposition à tout moment.

Un artiste, c’est une blessure ouverte, dit-on. Les artistes dévoilent leur âme. Ils sont souvent vulnérables. Mais comme je ne suis pas artiste moi-même, j’ai une autre vision des choses. Je les observe d’un œil différent, disons plus pragmatique, ou plus objectif. Ensemble nous formons une équipe parfaitement homogène.

Depuis quelques années, pour moi, travailler, c’est agir avec pertinence et prendre du bon temps. Quand je prends une décision, j’en appelle à la logique. Leur pertinence économique importe moins. C’est du luxe à l’état pur. Je m’en rends compte tous les jours.

Le bon parti

Cinq ans avant que je ne quitte effectivement le bureau d'architectes, j'avais reçu une très belle offre de reprise des Pays-Bas. Mais il est clairement apparu que le bureau en question ne s’intéressait qu’à notre portefeuille. Je n’y ai pas donné suite. J’ai senti en mon for intérieur que ce n’était pas le bon partenaire.

L'offre de l'époque s’élevait presque au double de celle que j'ai reçue des années plus tard. Mais je ne regrette absolument pas mon choix. La raison en est simple : Au départ, je recherchais un repreneur qui se soucie des collaborateurs avec lesquels j’avais travaillé pendant des années et qui pourraient jouer un rôle dans la nouvelle entreprise. Mon critère de sélection n’a pas été l’argent, je me suis plutôt assuré que mon entreprise aboutisse dans de bonnes mains.

Certaines personnes parlent encore du ‘bureau de Stijn’, même si je n’y suis plus depuis 10 ans. Cela ne me pose aucun problème parce que je fais confiance aux nouveaux gérants. Ils poursuivent le travail comme il faut.

Essayez de rester fidèle à vous-même lorsque vous cédez votre entreprise. Assurez-vous que cela vous convienne. Après tout, c’est un peu de votre âme que vous vendez.

Quand on veut, on peut

J'ai grandi avec le précepte selon lequel celui qui est animé d’une réelle volonté de réussir voit souvent son ambition se réaliser. Cette sagesse m’a été transmise par mes parents, mais je la partage également avec ma sœur et mon frère. Alors que je peinais à rédiger le compte rendu d’un livre qui ne pouvait pas dépasser une page, Bart me glissa à l’oreille : « Stijn, quand on veut, on peut. Si tu le veux vraiment, tu y arriveras. » Cela m’a suffi et je me suis investi complètement dans mon projet.

Le talent, c’est important bien sûr, mais sans volonté, on n’arrive à rien. Il faut oser aller de l’avant. Et continuer à croire en soi. L’excès de confiance est nuisible, mais se sous-estimer l’est tout autant. Et trouver cet équilibre est un exercice difficile. C’est indispensable si l’on veut entreprendre.

Raison et sentiment

J’ai souvent vu des gens être totalement séduits par une maison qui était pour eux hors budget, mais qu’ils ont malgré tout achetée presque les yeux fermés. Et souvent avec toutes les conséquences qui en découlent. Mon principe était le suivant : déterminez d’abord le budget dont vous disposez et visitez uniquement des maisons que vous pouvez vous permettre d’acheter. Evitez autant que possible d’agir sous le coup de vos émotions lorsque vous devez prendre des décisions importantes.

Cela a été une règle d’or tout au long de ma carrière. Lors d’un projet sur concours, jusqu’à 90 % de mes décisions ont été prises sur la base de critères objectifs. C'est seulement après avoir opéré ces choix objectifs que je me sentais suffisamment à l’aise pour évaluer certaines choses de manière subjective. J’essayais de les reporter le plus longtemps possible. En tant que manager, j’essaye toujours de soumettre des arguments objectifs à mes artistes. Chez eux, c’est l’émotion qui prime et j’essaye de la canaliser.

Pour l’essentiel, donnez la priorité à l’objectivité. C’est un principe qui vaut pour tout entrepreneur. 

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Barbara Claeys
Barbara Claeys

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