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Une nécessaire dérégulation

Professeur Herman Matthijs : « En tant qu’entrepreneur ou profession libérale, vous êtes plus que quiconque confronté à un flot de réglementations. Vous devez vous conformer à de nombreuses exigences imposées par l’État, ce qui engendre parfois une charge administrative insurmontable. Certaines entreprises, submergées par cette pression, sont contraintes de sous-traiter ces tâches, ce qui engendre des coûts supplémentaires. En outre, un excès de règles provoque chaos et confusion. Que peut-on encore faire ? Que ne peut-on pas faire ? Pour améliorer le climat entrepreneurial, notre pays a un besoin urgent de dérégulation. Il est temps de faire un grand ménage. Mon conseil ? Nommer dans le prochain gouvernement une personne dédiée aux finances, au budget et à la dérégulation. Peut-être que cela permettra enfin de faire bouger les choses dans ce domaine. »

 

Un climat fiscal plus attractif

Professeur Herman Matthijs : « Les entrepreneurs et les professions libérales ont besoin d’un climat propice à l’investissement. Dans ce domaine également, il reste beaucoup à faire. Le coût du travail est extrêmement élevé dans notre pays en raison de la charge salariale excessive. En Belgique, les charges sur le travail sont parmi les plus élevées de l’OCDE, ce groupe de 36 pays riches. Concrètement, cela signifie qu’un employé coûte cher à son employeur tout en recevant moins. Cette situation perdure depuis des années. Les écarts avec l’étranger sont considérables, ce qui nuit gravement à la compétitivité de nos entreprises. »

 

Une assainissement des finances publiques en profondeur

Professeur Herman Matthijs : « Notre système gouvernemental et nos finances publiques ont un besoin urgent d’un assainissement en profondeur. Un débat sérieux sur les missions fondamentales de l’État est nécessaire. Chaque niveau de gouvernement doit se demander quelles sont ses missions essentielles et quelles tâches peuvent être abandonnées ou transférées à d’autres niveaux politiques ou au secteur privé. Une fois cette réévaluation effectuée, l’État pourrait assumer moins de tâches, mais les exécuter de manière plus efficace. Cela profiterait sans aucun doute à nos déficits budgétaires croissants.

 

En vertu des nouvelles règles budgétaires européennes, notre pays doit économiser 27 milliards d’euros sur une période de sept ans. Ce devrait être la thématique principale de tous les programmes politiques. Mais je ne le vois pas réellement abordé. La plupart des partis politiques ont de grands projets coûteux, mais n’osent pas admettre qu’il n’y a pas d’argent et que nous devons trouver des milliards à court terme pour réduire nos déficits budgétaires et la dette publique colossale qui en découle.

La Commission européenne tape sur les doigts de la Belgique. Notre pays a le deuxième pire budget de la zone euro. Quelles sanctions nous attendent ? Que devons-nous faire pour inverser la tendance ? Et quelles en seront les conséquences pour nous, mais surtout pour nos enfants et petits-enfants ? Un assainissement en profondeur de nos finances publiques est absolument nécessaire pour préserver la prospérité des générations futures. »

 

Une croissance plus vigoureuse de la productivité

Professeur Herman Matthijs : « La croissance de la productivité est le principal déterminant de notre prospérité future. La nécessité d’une augmentation de la productivité devrait être la priorité des prochains gouvernements à tous les niveaux.

 

Notre prospérité dépend du nombre de personnes travaillant et de la quantité de production par personne (la productivité). La croissance de la productivité signifie produire plus avec les mêmes ressources. En raison de facteurs démographiques, la croissance de notre population en âge de travailler est pratiquement stagnante. La prospérité supplémentaire devra donc provenir de la croissance de la productivité. Mais cette croissance ralentit depuis des décennies. Si nous ne parvenons pas à inverser cette tendance, les prochaines générations seront moins bien loties que nous et nous ne pourrons pas faire face aux coûts du vieillissement de la population. »

 

Où notre pays doit-il investir pour renforcer la croissance de la productivité ?

  • Éducation et formation
  • Innovation, recherche et développement
  • Amélioration du climat entrepreneurial en supprimant les obstacles
  • Écosystèmes où les grandes multinationales, les petites entreprises, les start-ups, les centres de connaissance et les gouvernements se renforcent mutuellement
  • Digitalisation et intelligence artificielle en investissant dans les infrastructures numériques et des efforts massifs de formation
  • Internationalisation et attention continue aux opportunités et talents internationaux
  • Stimulation de la concurrence saine sur le marché intérieur en réduisant les réglementations excessives
  • Marché du travail dynamique avec plus de mobilité, plus de différenciation salariale et plus de flexibilité
  • Transition durable, produisant autant ou plus avec moins d’impact climatique et environnemental

 

 

Barbara Claeys
Barbara Claeys

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